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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 08:15

logo anAujourd'hui paraît au Journal Officiel ma question écrite au ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation au Sri Lanka.

En effet, ce territoire a connu pendant plusieurs années, et notamment en 2008 et 2009, une guerre civile opposant l'État sri lankais à des forces réclamant l'indépendance pour le peuple tamoul: ce conflit a causé la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, dans une certaine opacité due notamment au fait que le gouvernement sri lankais a empêché la presse de couvrir la réalité des combats.

À l'issue du conflit, il a été établi que nombre de violations graves de la loi humanitaire internationale et des droits internationaux ont été commises à la fois par le gouvernement du Sri Lanka et les Tigres tamouls.

Sachant que le Conseil de sécurité de l'ONU peut demander à la Cour pénale internationale qu'une enquête soit ouverte afin que la réalité des crimes commis soit établie, c'est en ce sens que j'ai demandé au ministre de faire en sorte que la France effectue des démarches en ce sens, et appuie la constitution d'une commission d'enquête.

Pour accéder au texte de la question écrite, cliquez ici

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 13:26

Police.JPGOn pouvait se douter que sur un tel sujet, si souvent l’objet de polémiques, la publication d’un rapport de la Cour des comptes sur : « L’organisation et la gestion des forces de sécurité publique » ne manquerait pas d’alimenter des controverses. Je les laisse pour ma part pour ce qu’elles sont, et quand on sait les parcours professionnels différents et l’intégrité des magistrats de la Cour, on mesure combien leur mise en cause scandaleuse par le ministre de l’intérieur n’est qu’un leurre pour dissimuler les échecs de la politique de sécurité menée en France depuis 2002, et surtout depuis 2007.

Quel est le constat que dresse ce rapport de la cour ?

 

Une efficacité peu convaincante.

Si, selon les données du ministère de l’intérieur lui-même, les atteintes aux biens ont baissé de 28,6 % de 2002 à 2010, les atteintes aux personnes ont augmenté de 21,2 % sur la même période.

 

Une baisse globale des moyens en effectifs !

Certes, avec la mise en œuvre de la LOPSI de 2002, les directions départementales de sécurité publique ont d’abord connu sur la période 2003-2009 un accroissement d’ensemble de leurs effectifs policiers de + 2,1 %. Mais l’Ile de France a bénéficié de près des trois quarts de cette hausse globale (et la moitié pour la seule Seine Saint-Denis !). Ce fut donc une augmentation globale très concentrée sur une région, et même sur un département… au détriment des autres départements.

De surcroît – et c’est le pire pour la visibilité de la police dans nos quartiers ! – ce renforcement des effectifs global n’a pas été suffisant pour compenser la forte baisse du nombre d’adjoints de sécurité (ADS).

Au total, les effectifs des DDSP ont baissé de 2,3 % sur 2003-2009 !

En 2010, c’est le nombre même des fonctionnaires qui a diminué ! Et l’effectif total des DDSP en France est à 62 256 agents (une baisse de 5,3 % depuis le 1er janvier 2003 !). Quand on se souvient de la concentration renforcée des moyens dans l’Ile de France sur cette période, ce n’est pas difficile d’imaginer que la baisse est nettement plus forte encore dans le Nord !

Et cela s’aggrave puisqu’en 2011, selon la Loi de Finances, la police nationale va perdre encore 712 emplois !

 

A quoi s’ajoute une baisse des budgets de fonctionnement (hors rémunérations).

Globalement, les dépenses de fonctionnement et d’équipement des DDSP ont été diminuées de 2,1 % en 2008, stables en 2009 et abaissées de 25 % en 2010 !

Encore faut-il préciser que la réalité de ce tableau est plus noire que ces seuls chiffres, puisque la Cour analyse qu’à défaut de pouvoir comprimer à court terme certaines dépenses liées à l’immobilier (loyers, fluides), l’ajustement se fait – souvent très douloureusement ! – sur les capacités d’intervention opérationnelle des équipes (non-réparation de véhicules, limites de patrouilles pour économies, non-remplacement de petit matériel courant ou informatique…). C’est une véritable paupérisation de nombre de DDSP qui s’installe !

Ce constat national n’est malheureusement pas surprenant pour l’élu local.cdc-web.jpg Tant comme maire de Wattrelos que comme Député de Roubaix, je ne peux que faire la même remarque affligeante : nos policiers nationaux, malgré leur qualité et leurs mérites, n’ont plus toujours le moral car ils ont moins de moyens, moins de crédits et moins d’effectifs.

Voilà pourquoi, par-delà la bataille politique que je mène pour refuser la baisse du nombre de fonctionnaires de police et au contraire plaider l’augmentation des effectifs de proximité dans nos quartiers, le geste que j’accomplis chaque année est essentiel : l’obtention de crédits supplémentaires de réserve parlementaire pour le commissariat central de Roubaix – que j’ai mobilisée à cette fin chaque année depuis ma réélection en 2007 – non seulement met du baume au cœur de ces équipes, mais aussi et surtout leur permet aujourd’hui de maintenir leur capacité d’intervention sur le terrain (et leur permettait hier d’améliorer leurs moyens techniques).

Et de ces policiers, comme de leurs moyens, ici, on en a bien besoin !

 

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 07:38

Il est des polémiques dont on se passerait bien, des lettres auxquelles il est coûteux de ne pas répondre, des déclarations parfois insultantes qu’il est difficile de supporter et des comportements d’autant plus insupportables lorsqu’on sait que l’on fait son boulot, qu’on consacre beaucoup d’énergie et de temps à faire aboutir le dossier en question et que d’aucuns, plus prompts à la critique qu’au travail sérieux, passent une large partie de leur temps à mettre en doute votre action. « Menteur », ai-je même lu une fois, mot accolé évidemment à « mairie », ce qui, je suppose, dans l’esprit de son auteur, n’était rien d’autre qu’une mise en cause du maire lui-même !

Alors, comme le cave, le maire se rebiffe ! J’ai une éthique, moi. J’ai été éduqué par des parents honnêtes et intègres, et je suis fier de ce qu’ils m’ont appris. Notamment à être un homme sérieux, raisonnable et responsable. Et d’une honnêteté intellectuelle et personnelle dont je m’honore, et qu’à gauche comme à droite, dans la classe politique, on me reconnaît aisément. Ma formation à la Banque de France a parachevé mon éducation à cet égard. On me dit parfois ascétique ? Peut-être pas. Mais rigoureux et méthodique, oui, sûrement.

Je ne promets pas ce que je ne peux tenir. Et quand je promets, je bosse, je fais tout, avec mon équipe, pour réaliser ce qui a été promis.

Le dossier dit du RD 112 en est un exemple. Il ne sert à rien de remonter aux temps anciens pour revenir sur le tracé de la voie. Oui, j’assume cette responsabilité, d’avoir proposé et obtenu que le Conseil général modifie son tracé ! Tant mieux pour le quartier du Touquet - Saint-Gérard. Oui, j’ai engagé des contacts et des discussions avec la SNCF et RFF pour l’élargissement du pont dit des 44 ! Tant mieux pour la fluidité du trafic demain.

Oui, le travail avec LMCU a bien avancé, et dès 2012, la portion Saint-Lièvin/Beaulieu s’engagera, prolongeant ce que la voie du centre, en cours de réalisation, dessinera.

Une difficulté majeure s’est cependant posée avec le Conseil général, c’est vrai, pour la partie nord du tracé, et ce pour deux raisons financières.

D’une part, la réforme des collectivités locales va conduire le Département à transférer nombre de ses voiries vers l’intercommunalité, à savoir sur le territoire métropolitain, vers LMCU. Dès lors, à quoi bon emprunter, pour des sommes importantes, pour réaliser des voies qui demain vont être intégrées au patrimoine d’une autre collectivité ? C’est le raisonnement que m’a expliqué l’été dernier l’ancien président du Conseil général Bernard Derosier. D’autant plus lorsque la voie en question contribue à desservir des zones économiques (Martinoire, Winhoute)... c’est-à-dire des secteurs de la compétence-même de LMCU !

D’autre part, la chute brutale en 2009 et encore en 2010, des droits de mutation avait provoqué une diminution très forte des recettes du Département, et donc de ses capacités à investir.

Voilà pourquoi, alors que les services du Conseil général avaient affirmé au printemps 2010 l’engagement prochain du projet, et que services et élus municipaux avaient de bonne foi, sur la base de ces informations, transmis ce calendrier, la mécanique s’est ensuite enrayée !

Aussi, dès que j’ai su qu’au Département (comme à la Ville d’ailleurs), les droits de mutation se redressaient (en même temps qu’un marché immobilier qui retrouvait de la vigueur), j’ai réengagé d’insistantes discussions avec la Présidence du Conseil général pour que ce dossier se débloque… enfin !

C’est la bonne nouvelle de la semaine : Patrick Kanner, nouveau président du Conseil général, que j’ai rencontré à deux reprises sur ce sujet depuis son élection en mars, vient de me faire parvenir un courrier où :

  • il confirme l’engagement du Conseil général à réaliser les travaux promis ;

  • il annonce les appels d’offre dès cet été.

Mieux vaut tard que jamais m’objectera-t-on ! Certes. Mais c’est incontestablement

une bonne nouvelle pour Wattrelos, pour ses habitants et pour notre économie. Et après le tunnel du rond-point des Couteaux et la voie du Centre, c’est un nouvel engagement tenu !

Pour lire le courrier de Patrick Kanner, RD112 lettre de P Kannercliquez ici.

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 08:45

Avec-Julia-en-2011.jpgElle est à elle seule une leçon de vie.

101 printemps ! L’œil est alerte, la répartie ne l’est pas moins et le sourire est généreux, comme l’accueil. C’est que celle à qui je rends visite ce midi fête son anniversaire (en fait, c'est demain, dimanche 17). Entourée de ses deux filles, Monique et Thérèse, qui lui ont donné cinq petits-enfants, notre centenaire prend un an de plus !

L’an dernier (cf. mon article du 17 juillet 2010), pour paraphraser Patrick Bruel, on s’était donné rendez-vous non pas dans dix ans mais... dans un an ! Alors, pas question de rater ça.

Si Julia est née de l’autre côté de la frontière, à Ypres précisément, cela fait environ 80 ans qu’elle est wattrelosienne car elle épousa… un Wattrelosien ! Ils vécurent 29 ans rue Jean Bart… à 50 mètres de la maison de la rue Lafayette où elle réside depuis lors. Toujours chez elle, dans un intérieur qu’elle soigne, elle confesse volontiers une petite chute cette année (une maladresse plus qu’une chute) et… c’est tout !

Avec-Julia-en-2011_2.jpgTout va ! Très longtemps fidèle du club Ensemble et de ses conférences, Julia est férue de culture (la culture serait-elle le meilleur médicament pour la longévité ?) ; à la télé, elle adore les documentaires, et le sport : l’athlétisme, les exploits du Tour de France l’enchantent. Mais « jamais de films » me dit-elle, et surtout pas de ces séries américaines (dont raffolent pourtant certaines jeunes générations). Ses plaisirs aussi ? L’histoire, le scrabble et quelques douceurs (bonbons, chocolat… mais avec modération, bien sûr), sans oublier le plaisir d’aller au restaurant en famille, avec l’une et ou l’autre de ses filles.

Et un optimisme, en plus ! Inébranlable. Hé oui, tout va pour Julia. Elle qui est née lorsqu’Armand Fallières était Président de la République française, elle en a vu passer des présidents ! Mais elle, elle est toujours là !

Je lui rappelle qu’elle est née la même année que Django Reinhardt, le Commandant Cousteau, Bruno Coquatrix, Jean-Louis Barrault et… Mère Teresa ! Eux ont rejoint le panthéon des femmes e hommes célèbres. Pour Julia, son paradis, c’est Wattrelos !

Très, très bon anniversaire, charmante et élégante dame !

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:00

db14juillet.jpgCe ne sont pas quelques gouttes de pluie qui vont arrêter le peuple de la Bastille… ni les Wattrelosiens ! Il est dit que la fête nationale sera, et que météo clémente ou non, pour le 14 juillet, la fête à la wattrelosienne aura bel et bien lieu !

Reconnaissons que, depuis ce matin, ce n'est pas sans inquiétude que j'ai vu avancer la journée. De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie… assortie d'un petit vent froid tout à fait hors de saison ! Vraiment pas de quoi mettre un Wattrelosien dehors… Eh bien si. Les bénévoles des associations et de la ferme pédagogique étaient là au rendez-vous, parfois dès potron-minet, pour installer stands et animations. Bravo d'abord à elles et à eux.

Mais dans l'après-midi, c'est aussi le public wattrelosien qui s'est réuni autour du traditionnel podium de spectacles. Un peu moins dense que les autres années (et on le comprend !) mais il est là. Fidèle au poste ! Et même pour certains, aux avant-postes, juste sur les barrières, du début jusqu'à la fin du spectacle. Ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie au cours des shows qui auront changé la donne.

Cette année, la Municipalité n'a pas fait le choix de la vedette tête d'affiche ; elle a voulu privilégier des talents pour assurer un spectacle pour tous, grands et plus jeunes. Et d'évidence, cela a pas mal plu (sans jeu de mots…).flashback1.jpg

Ainsi, la troupe de chanteurs-danseurs Flash Back a su, méticuleusement et talentueusement, faire revivre les tubes des années 50 aux années 80 : difficile de résister car ces chansons, on les connaît tous, elles font partie de notre vécu et qu'on ait été enfant, ado, jeune, on les a tous fredonnées un jour. Alors aujourd'hui, on se fait plaisir ! D'autant que la troupe, avec ses superbes costumes, assure vraiment le spectacle et sait mettre un feu salutaire.

ficelle1.jpgLe plaisir est ensuite démultiplié avec le spectacle de chiens savants Circus Ficelle, lequel remporte le succès attendu auprès des enfants (et même des adultes car pour ma part, si mon Albert est souvent digne des frasques du célèbre Bill, en matière de dressage, il est encore loin de ce que fait sur scène Patrick avec ses chiens !). Jenna, Balto et Patchi ne cessent de réaliser jeux d'adresse et pitreries qui attirent exclamations et applaudissements. Un bien beau moment !

Il ne reste plus à Mylène/Krystène Farmer qu'à boucler le spectacle !mylene1.jpg Originaire de Montpellier, cette jeune artiste agréable, entourée de deux danseuses très pros, aura su affronter quelques regrettables (et inadmissibles) difficultés de sonorisation et donner le meilleur d'elle-même. C'est vrai que sa ressemblance est confondante, que le soin qu'elle met à la chorégraphie et aux costumes l'honore et de fait, fallait vraiment se pincer pour se dire que Krystène Lee n'est qu'un sosie de Mylène Farmer. Sans contrefaçon, elle aura donné du plaisir aux fans sans doute, mais aussi à beaucoup d'autres. Dommage que le Nord n'ait pas pu lui offrir une météo plus clémente.

Pour autant, elle repartira dans le Sud avec un peu de notre histoire car je me suis plu à lui faire découvrir, après le spectacle, notre jeu de bourles. Mylène Farmer qui joue à la bourle à Wattrelos… et qui, du premier coup, se met à l'étaque ! Et dans la bonne humeur, pas désenchantée du tout. C'est aussi cela la fête du 14 juillet. Photo0151-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 08:38

logo anAujourd'hui paraissent au Journal Officiel:

Ma question à Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, chargée de la famille, sur le rapport de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) rendu public le mardi 7 juin, évoquant le congé paternité.

Pour accéder à la question, cliquez ici

Ma question à Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur le projet de décret réformant les conditions d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (AAH).

Pour accéder à la question, cliquez ici

Ma question à M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les articles du code civil dont l'officier d'état civil est appelé à faire lecture lors des cérémonies de mariage en mairie.

Pour accéder à la question, cliquez ici

La réponse du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur l'application du décret n° 2006-1391 du 17 novembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des agents de police municipale.

Pour accéder à la question et à la réponse, cliquez ici

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 06:46

eric-bavay.jpgRéception entre amis dans le salon d'honneur de l'Hôtel de ville où nous recevons le directeur de notre office de tourisme, Eric Bavay, qui quitte ses fonctions pour s'installer avec sa famille en Provence après 11 ans de bons et loyaux services – et ce n'est pas qu'une formule en ce qui le concerne – à Wattrelos.

Présente à mes côtés, Edith Marchal, présidente de l'office de tourisme fait part de ses regrets, ainsi que ceux du conseil d'administration. Je la rejoins pour dire les miens de voir partir un directeur aussi attachant, qui aura su développer et faire vivre notre office de tourisme, créer de véritables circuits de visites, transmettre notre patrimoine aux visiteurs extérieurs et aux jeunes générations, inventer de nouvelles animations, faire (re)découvrir à nos concitoyens des lieux qu'on pourrait croire banaux et qui sont pourtant chargés d'histoire.

Fidèle à sa ville, loyal à sa tâche ; il fut un directeur méthodique, rigoureux, prévoyant mais ingénieux et toujours positif qui a contribué au rayonnement de notre ville. Il aura su faire franchir, avec son équipe, un nouveau palier à notre office de tourisme, cet office dont la vocation est de mettre en valeur la vraie richesse de notre territoire : celles des femmes et des hommes qui y ont œuvré. Avec acharnement.

Nos prises de fonction ont coïncidé : il était jeune directeur lorsque je devins jeune maire. Tous deux, nous avons tracé notre sillon, fait face aux contraintes budgétaires et contribué à changer l'image de notre ville en ce début de nouveau siècle. Je l'atteste : l'assemblée générale de l'office de tourisme est l'une des plus fréquentées de notre vie associative communale ! C'est dire son ancrage dans notre vie locale.

Alors ce soir, au moment où se transmet le témoin entre Eric et Rita Catena (jusqu'alors guide bien connue à l'office de tourisme), je tiens à remettre à notre directeur la médaille de la Ville pour avoir servi Wattrelos avec talent et efficacité.

Et en lui remettant cette médaille, je n'ai envie que de lui dire au revoir Eric... et bonne route, Monsieur le Directeur !

 

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:42

L’an dernier, je m’étais beaucoup mobilisé auprès d’Henri Emmanuelli, président, au sein de la commission d’enquête créée pour analyser les mécanismes de la spéculation internationale, et examiner les voies et moyens de la combattre ou, à tout le moins, d’en limiter les effets négatifs dans la déstabilisation des économies. J’avais passé une large partie de mon été 2010 à travailler sur ces sujets.

Cet été, à l’insu de mon plein gré pourrais-je dire (puisque ce sont mes collègues du groupe socialiste qui m’y ont désigné), je me prépare un autre été studieux avec, sur ma table de travail, les emprunts et les produits dits toxiques que les banques ont réalisés auprès des collectivités locales.

En effet, si le principe de la création d’une commission d’enquête avait été adopté (à l’unanimité), c’est ce mercredi que celle-ci est installée. Elle sera présidée par Claude Bartolone (PS, président du Conseil général de Seine Saint-Denis), et son rapporteur en sera Jean-Pierre Georges (député-maire de Chartres, UMP). Lors de cette séance d’installation de ses 30 membres, je viens d’être élu vice-président.

De quoi s’agit-il ? Beaucoup parlent, écrivent, au sujet de ces produits dits toxiques en agitant le nom comme autant de facteur d’opprobres à l’égard de l’élu qui les a, ou aurait, souscrits… sans vraiment savoir de quoi il retourne.

La réalité est à la fois simple et complexe.

Simple, car ces emprunts dits aujourd’hui toxiques sont à l’origine des emprunts structurés. C’est-à-dire que le taux d’intérêt que doit payer l’emprunteur n’est ni fixe ni pré-déterminé : il est lié à un mode de calcul, parfois très complexe, entre des écarts de change entre monnaies (par exemple écart entre dollar contre euro et euro contre franc suisse, ou dollar contre yen japonais), des écarts de taux d’intérêt (par exemple entre taux à 10 ans et taux à 1 an), ou souvent les deux réunis ! Pourquoi de tels produits ? Parce qu’à l’origine le taux proposé dans les premières années du prêt est souvent très, très bas (parfois même inférieur au taux du marché bancaire classique) et qu’évidemment, cela a représenté des propositions alléchantes pour bien des collectivités locales mais aussi des organismes d’HLM ou des hôpitaux, de bénéficier de charges financières en diminution !

Mais la réalité est devenue plus complexe pour deux raisons. D’abord parce que ces emprunts structurés sont devenus toxiques lorsque les marchés se sont déréglés : crises bancaires, crises monétaires ont bousculé cours de change et taux d’intérêt,… si bien que certains des index de taux sont devenus fous et très élevés. Des taux à 20,25 ou 35 % existent sur certains produits ! Et c’est également plus complexe parce que certains emprunteurs (notamment les plus gros) ont pu swapper (c’est-à-dire échanger) ces taux d’intérêt contre d’autres index (qui leur étaient proposés par d’autres banques) qu’on leur décrivait comme plus avantageux ! Voilà pourquoi un engrenage a pu se construire à la fin des années 90, et surtout au début des années 2000, sur la base de propositions faites par des établissements bancaires, lequel aboutit aujourd’hui à un encours de près de 30 milliards d'euros de produits toxiques détenus par des communes, départements, régions, HLM, hôpitaux… Il y a beaucoup, beaucoup moins de collectivités non concernées que de celles qui en ont souscrits !

Pour certaines collectivités, les conséquences sont dramatiques car leurs charges d’intérêt vont littéralement exploser dans les deux ou trois prochaines années… C’est un problème important, majeur pour bien des gestions locales.

Comment corriger cette situation ? Comment alléger cette contrainte ? Quelles sont les responsabilités ? N’y-a-t-il que les banques qui ont failli à leur devoir d’explication, ou n’y-a-t-il pas aussi une défaillance du contrôle de légalité et financier de l’Etat qui, jamais, n’a formulé de remarques ou de critiques sur la souscription de tels emprunts (se félicitant même plutôt, comme les agences de notation d’ailleurs, de l’allègement des charges financières, et donc de l’amélioration de l’autofinancement des collectivités !) ? Quelles ont été les marges cachées réalisées par les banques ? Faut-il, peut-on créer une structure de defeasance qui recueillerait ces encours, et comment la financer ? Comment éviter que cela ne se reproduise ? Faut-il modifier les conditions de financement des collectivités locales et organismes publics en France ?

Telles sont les principales questions que cet automne nous traiterons dans cette commission d’enquête qui tiendra ses travaux chaque mercredi.

Pour lire l’annonce de la constitution de cette commission d’enquête (cf. Bulletin Quotidien), emprunts toxiquescliquez ici.

 

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:43

MERCIER-BAERT-9486.JPGJe préside ce matin la commission des finances de l'Assemblée, à la demande de Jérôme Cahuzac, pour l'audition de Michel Mercier, ministre de la justice, Garde des Sceaux, sur le projet de loi de règlement pour 2010, et spécifiquement sur l'immobilier de la justice. Un sacré feuilleton que celui, en effet, du projet de regroupement des services centraux du ministère de la justice !

Depuis un an, le ministère a oscillé entre deux sites, l'un à Bagnolet, l'autre à Issy les Moulineaux, sans que les contraintes de transport et surtout financières n'aient permis d'aboutir, d'autant que les discussions ont été vives entre le ministère et les commissions des finances de l'Assemblée et du Sénat, tout cela sous le regard vigilant d'Yves Deniaud, rapporteur, par ailleurs président du conseil immobilier de l'Etat. L'audition de ce matin aura conduit le ministre à faire le point sur l'état des lieux de ce projet, et surtout à préciser le cahier des charges de l'appel d'offres en cours (lesquelles doivent être remises pour le 20 juillet).

Cela m'a permis, au-delà de l'intérêt de ce dossier, d'interpeller le ministre, notamment sur le dossier de la médecine légale dans la métropole lilloise, en évoquant le maintien du pôle de l'institut médico-légal de Roubaix-Tourcoing.

On s'en souvient (cf. mes articles de ce blog des 2 février et 11 avril), j'avais réclamé au préfet Bérard et au ministre de la justice, par lettre du 1er février, le maintien de l'unité médico-judiciaire des hôpitaux de Roubaix et Tourcoing… ce que le ministre avait très largement laissé ouvert dans sa réponse du 10 mars. Aussi quelle ne fut ma surprise lorsque j'ai reçu ces jours-ci un mail de la responsable de l'unité de Roubaix qui m'annonce que le protocole entre le procureur de Lille, l'IML de Lille et l'unité de Roubaix-Tourcoing n'aurait pas été validé par les ministères !

J'en informe le ministre lui-même en lui demandant s'il maîtrise bien toutes les décisions de son ministère ! Très en colère sur ce que je lui annonce, il me confirme publiquement, en séance, qu'aucune décision définitive n'a été prise et qu'en tout état de cause, aucune ne le sera avant septembre. Et que s'agissant de l'IML de Roubaix-Tourcoing, il penche personnellement pour son maintien sur Roubaix, comme précédemment. Dès cet après-midi, après la fin de la séance, je lui passe toutes les informations les plus récentes que j'ai reçues. Pour que cela soit enfin tranché et que soit préservée l'unité de médecine légale de Roubaix !

 

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 15:46

logo anAujourd'hui paraissent au J.O. :

ma question à la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur l'accès au logement, ainsi que les conditions de sortie des locataires.
Pour lire la question, cliquez ici 

ma question à la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur la dégradation des moyens de la lutte contre les exclusions, dans le champ de l'hébergement.

  • Pour lire la question, cliquez ici

ma question à M. le ministre auprès du ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, sur l'avenir du plan d'aide aux plus démunis (PEAD), et les conséquences dramatiques, et inacceptables, qu'aurait sa remise en cause pour les associations qui oeuvrent au service des personnes les plus modestes et les plus en difficultés.
Pour lire la question, cliquez ici

 

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