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  • : Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:16

Par nature, je me méfie des classements de l'activité des élus, tant les activités sont diverses et tant toute tentative de quantification de celles-ci risque d'être imparfaite. Alors, comme tous mes collègues, j'émets toutes les réserves sur l'exercice.

Cela dit, quand un classement fait plaisir, pourquoi le taire ? Car le travail d'un parlementaire, à la fois législateur (rédigeant les lois, les amendant) et contrôleur du Gouvernement (à travers rapports rédigés et questions posées, écrites ou orales) est consistant ; bien davantage que nombre de nos concitoyens en ont l'impression en regardant les mardis et mercredis les questions d'actualité ! Pour ma part, je me donne beaucoup à mon travail parlementaire et quand je m'aperçois qu'il est reconnu, comment nierais-je une satisfaction réelle ?

Surtout quand c'est Le Figaro qui le dit... ou plutôt qui l'écrit !

Chacun sait que ce n'est pas un journal de sensibilité de gauche…

Et pourtant, il vient de publier (le 22/04) une enquête sur le travail des parlementaires à l'Assemblée nationale, député par député. Le journaliste comptabilise les rapports parlementaires, propositions de loi, interventions en séances et en commissions, questions posées, et établit un palmarès des députés : du plus absent au plus actif.

Le plus absent, c'est le député UMP Pierre Bédier ; le plus actif, c'est le député PS Didier Migaud.

Pour ma part, je ne peux que me féliciter de ce classement car il me classe :

 

  1. 81e député le plus actif, selon ces critères, sur 577 députés au total (ce qui veut dire qu'il y en a 496 qui font moins bien audit classement !). D'après ce classement, je figurerais donc parmi les 15 % de députés les plus actifs à l'Assemblée…

 

2.       parmi les tous premiers députés du Nord – le 2e - en termes d'activités. Au 81e rang, cela me classe mieux que F. Vercamer (88e), Ch. Vanneste (121e ), M. Dolez (126e), B. Derosier (161e), F. Hostalier (164e), B. Gérard (193e), S. Huyghe (226e), A. Cacheux (230e), M.-Ph. Daubresse (294e), Y. Durand (320e), B. Roman (343e), M. Delebarre (351e), Th. Lazaro (420e), C. Gallez (426e), A. Bocquet (442e), Ch. Marin (489e), Ch. Hutin (514e), et surtout F.-X. Villain, député-maire de Cambrai qui, dans le Nord, est en queue du classement (570e, avec 0 intervention). Dans le Nord, il n'y a que mon collègue Patrick Roy, député-maire de Denain, qui figure avant moi dans ce classement mais à un très beau niveau (13e !) ;

 

3.       le 1er député de la métropole… d'après donc Le Figaro : cela le confirme une fois de plus, il faut trop souvent se méfier de ses amis et les députés de droite de la métropole en voudront sûrement au Figaro !

 

Un tableau vaut mieux que tout commentaire :


                                                 Interventions    Rapports          Questions


               

D. Baert (8e), PS                              65                    3                      54

F. Vercamer (7e), NC                       63                    0                      7

Ch. Vanneste (10e), UMP                 52                    0                      437

B. Derosier (2e), PS                          42                    3                      20

B. Gérard (9e), UMP                        35                    2                      88

    A. Cacheux (3e), PS                          28                    2                      5

M.-Ph. Daubresse (4e ), UMP          21                    3                      5

Alors quand des chiffres mettent en avant le travail accompli, ben oui, cela fait du bien !


J'ai déjà dit ce que je pense de tous ces chiffres : non, les interventions en séance, les rapports et les questions ne sont pas tout le travail du parlementaire. Mais cela en représente une large part.

 

 

 

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 09:58

Ce matin, je reçois, avec le Conseil municipal, les travailleuses et les travailleurs wattrelosiens qui fêtent leurs 20 ans, 30, 35 ou même 40 ans de vie professionnelle. En un mot : les médaillés du travail.

 

Comme de coutume, la grande salle du centre socio-éducatif est bien remplie. Il faut dire qu’ils et elles sont 204 à avoir mérité une médaille d’argent, de vermeil, d’or ou grand or que je leur remettrai, avec beaucoup de respect et d’affection (ainsi qu’un brin de muguet porte-bonheur, 1er Mai oblige !) après mon discours dans lequel je leur rends hommage.

 

Un hommage appuyé car derrière ces… 6 310 années de travail cumulées (!) se trouvent bien des efforts, bien des heures épuisantes, physiquement et / ou moralement, bien des sacrifices effectués. Derrière cette cérémonie se cachent de nombreuses tranches de vie, des histoires très différentes, des réussites, des échecs, bref, tout ce qui fait la vie et qui ne peut se résumer à ces quelques minutes de félicitations sincères, à ce bref instant de récompense que représente la réception d’une médaille.

 

Je sais tout cela, comme je sais que le 1er Mai à Wattrelos, ville de tradition socialiste et ouvrière, de luttes pour davantage de justice et d’égalité des chances, de progrès social aussi, a toujours une dimension particulière. Mes prédécesseurs ont connu des 1er Mai très revendicatifs, certains porteurs d’espoirs, d’autres de colère, et je ne peux m’empêcher de penser à eux, à leur héritage, à la façon dont ils ont toujours protégé leur population et ses intérêts.

 

Moi aussi, ce matin, je suis en colère. En colère contre ce qui est le moins supportable en ce monde : l’injustice. Le 1er Mai 2009 aussi est un 1er Mai de combat.

 

Car comment comprendre les décisions du Gouvernement actuel qui méprise ouvertement la détresse sociale, qui dépouille méthodiquement le code du travail, qui rend les riches encore plus riches grâce à son bouclier fiscal, qui ferme des tribunaux, des casernes, des salles de classes, qui supprime des postes de policiers (et ferme quasiment des bureaux, comme celui du Sapin Vert !), qui affaiblit nos hôpitaux publics pourtant gravement déficitaires ?

 

Comment justifier cet étranglement financier de nos collectivités locales qui représentent le premier échelon de l’aide au citoyen via leurs services publics – le vrai patrimoine des plus démunis – et leurs CCAS ?

 

Comment cautionner cette privatisation rampante et destructrice de notre société qui aggrave la fracture sociale dont le prédécesseur de Nicolas Sarkozy avait fait un slogan électoral, et qui torpille la justice sociale et l’égalité des chances ?

 

Ce 1er Mai 2009 a aussi une dimension politique, une portée symbolique forte et je le dis dans mon discours que je vous propose de découvrir 1er-Mai-2009.pdfen cliquant ici.

 

 

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 18:18

Ce midi, à la commission des finances de l'Assemblée nationale, nous auditionnons le nouveau patron du groupe Caisses d'Epargne / Banques Populaires, François Perol. Je me dois d'y être car le groupe socialiste m'a confié la responsabilité de ce projet de Loi.


Celui-ci a été présenté le 15 avril dernier en conseil des ministres et vise à créer un organe central commun aux deux banques mutualistes Caisses d'Epargne et Banques Populaires. Le texte fixe les missions de ce nouvel organe en matière de gestion des risques, de la liquidité, de solvabilité et de contrôle interne. Il s'agira d'une société anonyme à laquelle l'Etat apportera un montant de fonds propres de 5 milliards € !

François Perol explique qu'il s'agit de constituer le 2e ensemble bancaire français, avec deux spécialisations qui se confortent : celle des Caisses d'épargne vers les particuliers ; celle des Banques Populaires vers les professionnels.

Sur le papier, et vu comme cela, ce rapprochement peut paraître logique. Somme toute, on pourrait considérer ce projet de loi comme purement technique. En réalité, il ne l'est pas, ne serait-ce qu'en raison de son contexte.

Laissons de côté d'abord la polémique sur les conditions de nomination du dirigeant du nouveau groupe (cf. mon article du 25 mars 2009), même s'il n'est pas niable que cette désignation, imposée au forceps par l'Elysée, fragilise l'exercice des fonctions du nouveau président.

Dans mon intervention, au nom des commissaires socialistes, je pointe en revanche nombre de questions qui doivent être impérativement précisées, à notre sens, dans le texte ou à l'occasion des débats en séance. Ce sont :

 

>      le devenir des missions de service public et des fonctions d'intérêt général. Lors de la loi portant réforme des Caisses d'Epargne, en 1999, il a été beaucoup insisté sur le fait que les fonds des Caisses d'Epargne " appartiennent à la nation " ! Et ce projet de loi ne fait aucune référence au service public ? C'est un oubli politique majeur ! De même, pourquoi n'y aurait-il pas de parlementaires au conseil de surveillance de cet organe central ? Cela serait logique et sain, alors même que l'Etat va donner 5 milliards € à cet établissement !

>      
la gouvernance du nouvel organe : on a l'impression d'un nouveau patron tout puissant ! Quels seront ses contre-pouvoirs ? Comment peut-il être révocable ?

>      
la garantie sur les réseaux existants. Il y a beaucoup d'inquiétude dans les personnels et elles sont compréhensibles car dans nos villes et nos villages, il n'est pas rare que l'agence de la Caisse d'Epargne (la rouge) soit proche de celle de la Banque Populaire (la bleue) ;

 
>       la préservation des statuts du personnel et la représentation – légitime à mes yeux – des salariés au conseil de surveillance de l'organe central. Pourquoi n'y aurait-il pas de représentant, élu par les salariés, à ce conseil ?

>      
les conséquences financières, et les suites, des dépréciations d'actifs dues à Natixis, filiale commune des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires ;


>      
les conditions de la valorisation des participations pour la création de l'organe central. Car il est important – et après moi, Henri Emmanuelli le dit avec force – de savoir comment, et surtout à quel niveau de valeur, les apports d'actifs vont se faire ! Là-dessus, c'est silence radio de la part du Gouvernement comme des responsables du groupe ;


>      
la stratégie partenariale du nouveau groupe pour demain. En effet, la loi impose que Caisses d'Epargne et Banques Populaires soient majoritaires au capital du nouvel organe central. Dont acte. Mais le reste des fonds, ce sera qui ? Et pour quoi faire ? Dans 5 ans, quand l'Etat cédera sa participation, que se passera-t-il ? Ces questions-là sont importantes pour l'avenir des réseaux et des salariés. Pourtant, aucune réponse n'est formulée.

Ce sont tous ces sujets que ce midi je me serai efforcé de faire aborder en commission. Le week-end prochain, je vais travailler à préparer les amendements au projet de loi qui seront examinés en commission le 5 mai prochain, tandis que le texte vient en séance publique les 12, 13 et 14 mai prochain.

La bataille ne fait que commencer.

 

 

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 10:41

Ce matin, au Journal Officiel paraît une réponse la question que j’avais posée le 13 janvier dernier au ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité sur la situation des 170 000 auxiliaires médicaux (orthophonistes, kinésithérapeutes, infirmiers...) cotisants et allocataires qui ont signé des conventions avec les caisses d'assurance maladie (lire la suite de la question). Voici la réponse.

 

 

 

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:13

C’est le message adressé par mon ami Pierre Moscovici (ph. ci-contre, au centre), député du Doubs, ancien ministre des affaires européennes de Lionel Jospin et ancien député européen (il fut même vice-président du Parlement européen), qui nous fait l’honneur et le plaisir d’être présent ce soir parmi nous, socialistes wattrelosiens, dans les locaux de notre section.

 

Notre section a en effet émis la bonne idée de l’inviter afin d’animer une réunion thématique consacrée à l’Europe, qui prend bien sûr pour cadre les élections européennes du 7 juin prochain.

 

Pierre est comme d’habitude souriant, disponible, affable et je suis très heureux de l’accueillir avec notre secrétaire de section Christophe D’Hulst, ainsi qu’avec les nombreux adhérents venus profiter de son savoir et de son expérience.

 

Pierre et moi, nous nous connaissons de longue date : il fut l’un de mes condisciples à la Fac, nous étions collègues au commissariat général du plan, nous avons été élus tous deux en 1997, battus – de peu – tous deux en 2002, et maintenant, son bureau à l’Assemblée nationale se situe juste en face du mien ! Comme il le dit, « nous sommes des amis sans guillemets », personnellement et politiquement proches.

 

Tous deux, nous avons envie d’une Gauche moderne, d’opposition et de proposition, mais aussi d’une Europe plus sociale, plus progressiste, qui s’oppose à tous les conservatismes.

Pierre débute d’ailleurs son propos en soulignant avec justesse que des rangs de la majorité du Parlement européen (754 députés) sera issu le président de la commission européenne. Il est donc très important que ce président soit un homme de gauche et de progrès afin de donner à l’Europe une impulsion basée sur la relance économique et sociale.

 

Pour cela, « il est temps de se bouger ! » martèle Pierre qui ressent un climat d’apathie et de désintérêt inquiétant pour ces élections européennes. Pourtant, près de 80 % de nos lois, en France, sont des lois européennes ! Un député européen a donc autant de pouvoir, sinon davantage, qu’un député français !

 

C’est la raison pour laquelle il faut voter, et bien voter. Donc voter socialiste. Car les socialistes européens s’engagent sur un programme de création d’emplois (10 millions), de développement des grandes infrastructures, sur une loi cadre protégeant nos services publics, sur le salaire minimum dans chaque pays, sur un programme ambitieux d’emprunt destiné à relancer notre économie, à augmenter la solidarité…

 

J’ajoute aux propos de Pierre qu’à Wattrelos, il faut voir ce que l’Europe a permis concrètement.

 

Par exemple, les fonds structurels européens nous ont été utiles dans la reconquête des friches industrielles du Sartel et du Peignage Amédée. Sans eux, nous n’aurions jamais pu financer la construction de notre Cité des Sports. Ces fonds sont aussi indispensables pour le financement des instruments pour l’emploi (Mission locale, Plan…) comme ils pourraient être particulièrement utiles, s’ils étaient plus conséquents, pour les échanges scolaires.

 

On le voit : l’Europe, c’est aussi du quotidien, et Wattrelos en a d’autant plus besoin qu’elle est ville frontalière. C’est par l’Europe que le dossier des transports transfrontaliers pourra aussi progresser, par exemple.

 

Bref, le 7 juin, votons, et votons pour une Europe socialiste, humaine, sociale, de progrès et qui tournera le dos au conservatisme !

 

 

 

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 09:38

Je viens d’obtenir des réponses à trois questions que j’avais posées à l'automne dernier au Gouvernement ; ces réponses sont publiées ce jour au Journal Officiel :

 

- le 25 novembre, j'interpellais Madame la Ministre du Logement et de la Ville sur la présence des gardiens et concierges d'immeubles dans les immeubles collectifs appartenant à des bailleurs sociaux dans les zones urbaines sensibles ou dans les quartiers en renouvellement urbain (lire la suite). R-ponse-35833.pdfVoici la réponse.

- le 28 octobre, j'interpellais Madame la Secrétaire d'État chargée de la Famille sur la capacité des familles à pouvoir accéder à des activités de loisirs sans hébergement pendant les périodes de vacances scolaires. Ainsi, dans la commune de Wattrelos, ville ouvrière et de tradition industrielle, depuis plusieurs décennies les enfants des familles ont pu être accueillis gratuitement dans les centres de loisirs organisés par la commune, avec un concours financier, en soutien, de la caisse d'allocations familiales de rattachement, à savoir celle de Roubaix-Tourcoing (lire la suite). R-ponse-33880.pdfVoici la réponse.


- le 9 septembre, j'interpellais Monsieur le Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique sur l'incohérence des dispositions appliquées à la fonction publique, notamment territoriale, de la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (dite TEPA). En effet, contrairement à certaines premières déclarations gouvernementales, les collectivités et leurs établissements publics ne sont pas concernés par la mesure relative à la réduction des cotisations patronales des heures supplémentaires (lire la suite)R-ponse-30298.pdfVoici la réponse.


   

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 10:53

La classe, c'est celle de M. Tafticht à l'école Lakanal de Wattrelos (dirigée par Madame Quenon), qui a été choisie, pour la 8e circonscription pour participer cette année à la 15e édition du Parlement des Enfants.

 

Le 13 juin prochain, en effet, un jeune Wattrelosien, délégué de cette classe, siègera à mon siège, dans l'hémicycle, à une réunion, présidée par le président de l'Assemblée nationale, avec des députés juniors venus de toute la France. Il aura à y voter une proposition de loi qu'il aura, préalablement, débattue le matin en commission. Bref, un travail réel comme celui des… vrais députés.

 

D'ici là, deux autres rendez-vous sont à prévoir : la visite du député dans la classe de CM2 pour discuter avec les enfants et répondre à leurs questions, puis une visite de toute la classe à l'Assemblée. Cette dernière aura lieu le 5 juin, et ce matin, je me rends effectivement dans la classe en question.

 

En réponse à une question d'un enfant qui me demande pourquoi je participe au Parlement des Enfants et pourquoi je viens dans sa classe, je dis très naturellement : "Parce que j'aime bien…"

 

Oui, j'aime cette rencontre, cette heure et demie passée à expliquer l'Assemblée nationale, la préparation de la loi, la fonction du député, ses missions, à écouter leurs questions, leurs interrogations et à les entendre expliciter leur proposition de loi.

 

Car ces jeunes ont travaillé ! Ils ont rédigé une proposition de loi qui vise à lutter contre les discriminations. C'est le député junior (Mathieu Magalhes, photo ci-contre) qui se lève et la présente. On en discute ensuite. Et un débat s'engage entre nous sur la justice sociale, sur ce qui est juste, sur toutes les discriminations (de couleur de peau, mais aussi de religion, de sexe, de corpulence…) et j'essaie d'être pédagogue.

 

Quand vient le temps des questions, c'est un moment que j'adore… et que je redoute. Qui n'a jamais été désarçonné par une question de bon sens, qu'on ne s'est jamais posée et qu'un enfant, avec sa bonne logique d'évidence, vous assène ?

 

Dès le début, stimulée par l'inspecteur Jean-Pierre Mollière (que je remercie de sa présence), une discussion s'engage sur ce qui est bon, donc ce qui est bien, où l'on peut évoquer ce qu'est la majorité, l'intérêt général et les valeurs fondamentales de la société. Ils sont extraordinaires, ces enfants, car sur quoi reviennent-ils ? Sur ce qui est juste ! Si les citoyens de demain qu'ils seront sont persuadés, comme le sont les enfants d'aujourd'hui, que ce qui est important dans la société, c'est la justice, notre société n'en sera que meilleure…

 

Cela dit, bien d'autres questions fusent : sur mon emploi du temps, sur l'âge auquel je me suis engagé en politique, sur l'organisation de mes fonctions de maire et de député… J'espère y avoir répondu aussi clairement que possible. Ce que j'aime, c'est donner des exemples et leur parler de ce qu'ils connaissent : on parle de mes interventions pour le collège Anne-Frank à Roubaix, l'hôpital de Wattrelos, les commissariats de police, les écoles de Wattrelos…

 

Ils sont impressionnés, je le sais, mais progressivement, cela se détend. Des rires, des interpellations, des doigts se lèvent rapidement… Je suis content. D'évidence, cette classe a fait un bon travail pédagogique. Chapeau donc à l'enseignant et à Lakanal (tiens au fait, sait-on que Lakanal fut…député de l'Ariège sous la Convention et fit voter en 1794 l'ouverture de 24 000 écoles primaires, et que l'enseignement se ferait dorénavant…en français ?).

 

Tout cela fut pour moi un vrai bon moment, agréable et émouvant aussi…surtout quand à la fin, le député junior s'est levé pour venir m'offrir de la part de sa classe (ils ont tous signé un petit mot !) un livre de Philippe Claudel, Le monde sans les enfants. Franchement, c'était plus que du bonheur ! Maintenant, grâce aux enfants de Lakanal, je vais savoir ce qu'est un zoboïde à triple laser et où se trouve le Kafiristan…

 

Merci aux CM2 de Lakanal… et rendez-vous le 5 juin à Paris !

 

 

 

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 16:10

C'est en tant que président de l'Union départementale des élus socialistes et républicains que j'ai eu à ouvrir le congrès de celle-ci à Lys-lez-Lannoy ce soir. Un congrès, c'est un événement fort car c'est pour notre Union l'occasion de renouveler nos instances (le conseil d'administration), de se prononcer sur ses rapports statutaires et de proposer des perspectives d'actions.

 

Mais ce Congrès est d'abord fort parce qu'il se tient à Lys-lez-Lannoy, auprès de Josiane Willoqueaux, nouveau maire, qui a battu la Droite lors des dernières municipales et ce soir, en la saluant, je pense au combat de celle dont Josiane a été la collaboratrice, qui a profondément tracé par son engagement le sillon de la reconquête de la ville pour la Gauche, mon amie, la sénatrice Dinah Derycke, trop tôt disparue. C'est dans l'émotion que j'ouvre le congrès.

 

Il est fort aussi parce qu'à mes côtés apportent leur soutien Claudy Lebreton, invité d'honneur, président national de la FNSER, mais aussi président du Conseil général des Côtes d'Armor et de l'Assemblée des départements de France, Bernard Derosier, président du Conseil général du Nord, Gilles Pargneaux, 1er secrétaire de la fédération du Nord du PS, ou encore Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, et bien d'autres élus.

 

Enfin et surtout, ce congrès doit être l'occasion de pouvoir exprimer une parole forte des élus socialistes et républicains, et, à la tribune ce soir, je veux dire que, par ma voix, les élus socialistes et républicains :

 

Ø      refusent une politique de cartes que l’Etat rebat tous azimuts !

 

Le Gouvernement ne cesse de lancer des chantiers sur l'implantation de ses services sur le territoire à travers ses révisions de cartes : carte judiciaire (avec des fermetures de tribunaux qui éloignent la justice des citoyens !), militaire (qui est un véritable déménagement de territoire), scolaire (aujourd'hui ce sont des classes qui ferment ; demain, cela risque d'être des écoles !), hospitalière, des commissariats, des perceptions, des sous-préfectures…

 

Tout cela sous couvert de RGPP (révision générale des politiques publiques), dont les résultats visibles sur nos territoires sont, pour les services publics locaux de l'Etat : un engorgement ; un appauvrissement du service rendu ; au final, une dégradation de la présence de l'Etat.

 

Ce n'est pas acceptable car, ne n'oublions pas, le rôle de l'Etat est d'être garant de la cohésion sociale sur tout le territoire.

 

Ø      Refusent une politique de garrot qui étrangle les collectivités locales !

 

Ces dernières années, nombreuses sont les décisions financières qui pèsent et réduisent les finances des collectivités locales. Ce sont :

-         des dotations d'Etat qui augmentent moins vite que la hausse des prix (d'où un effet ciseau dramatique !)

-         des dotations qui disparaissent progressivement (comme les compensations d'exonérations !)

-         des ressources vidées de leur contenu (cf. la réforme de la taxe professionnelle)

-         des compétences transférées dont l'alourdissement constitue un poids problématique (cf. RSA pour les Départements).

 

C'est un paradoxe mais l'Etat qui, à coup de réformes successives, est à l'origine de la perte d'autonomie financière des collectivités locales, est en train progressivement de placer celles-ci devant un dilemme infernal : soit supprimer des services publics ; soit augmenter leurs impôts. Et au bout du compte, une inexorable évidence : ce sont les ménages, surtout les plus modestes, qui risquent de trinquer car soit ils perdent des services collectifs qui leur venaient en aide, soit ils paieront davantage d'impôts ! C'est inadmissible.

 

Ø      Refusent une politique idéologique et politicienne !

 

Politicienne, la politique gouvernementale le prouve à travers l'annonce, via le comité Balladur, de la réforme de l'organisation territoriale (et via des réformes compliquées : reprendre à la Gauche le pouvoir qu'elle a gagné dans les urnes) ou celle du redécoupage électoral (dont, pour ce qu'on en sait, on voit qu'il fait perdre plus de circonscriptions à la Gauche qu'à la Droite !).

 

Idéologique, aussi, car cette politique n'a qu'un objectif : privatiser la société ! Il s'agit de réduire la part des services publics dans la société :

 

-         des services publics d'Etat : on le voit avec la dégradation du secteur de l'hôpital public, ou le risque de développement de polices privées ;

 

-         des services publics locaux car donner moins d'argent pour les collectivités locales, c'est dessiner à terme une réduction des services rendus. Or, dans les villes socialistes, nous le savons bien : les services publics municipaux, par exemple, existent d'abord pour aider ceux qui ont le moins de moyens, puisque par nature ils sont accessibles à tous (culture, sports, écoles, loisirs…).

 


Le service public, qu'il soit d'Etat ou local, est le patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas d'autre.

 

Voilà pourquoi les élus socialistes et républicains prônent, par les politiques menées dans leurs collectivités, un bouclier social ! Le combat pour la défense de nos capacités d'agir dans nos collectivités n'est pas un combat corporatiste ; il est socialiste car il vise à avoir les moyens de créer et de faire vivre sur notre territoire les indispensables instruments de promotion sociale et de protection des plus faibles.

 

 

 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 07:39

Je viens d'obtenir les réponses à deux questions que j'avais posées au Gouvernement ; ces réponses sont publiées ce 14 avril au Journal Officiel :

1) le 13 janvier, j'interpellais Monsieur le Secrétaire d'État chargé de la Fonction publique sur une nécessaire réforme de la catégorie B des agents de la fonction publique. En effet, la réforme des carrières de la catégorie C, suite aux accords Jacob du 25 janvier 2006 ayant provoqué un tassement de la catégorie B, une refonte de celle-ci est plus que souhaitable. Suite-question-39541.pdfLire la suite de la question. Voici R-ponse-39541.pdfla réponse.

2) le 5 août... 2008, j'interpellais Monsieur le Ministre de l'Education nationale sur les conséquences de la réduction de moyens en personnels mis à disposition de l'association Solidarité laïque, association complémentaire de l'école, reconnue d'utilité publique. Ses programmes en France et dans plus de 25 pays permettent l'accès aux droits fondamentaux. Elle agit contre les inégalités et les exclusions
(lire la suite). Voici R-ponse-28877.pdfla réponse.



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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 09:04

Ce matin, avec le Conseil municipal, je reçois 42 ménages qui ont 50, 60 ou 65 années de mariage. C'est la manifestation que je préfère et dont je veux qu'elle soit parfaite !

 

On leur doit bien cela, à ces mariés de 1944, 1949 ou 1959. A eux qui, comme je leur dis, ont si souvent dans les yeux la lumière brillante de la plus belle des pépites : celle de la tendresse ; eux qui ont au fond du cœur la pierre la plus pure et la plus précieuse : celle de l'amour.

 

De l'amour, j'en ai parlé, c'est sûr. Du leur. De celui qui les unit l'un et l'autre depuis si longtemps.

 

C'est pour moi un bonheur, un plaisir, un honneur de recevoir à l'Hôtel de ville ces femmes et ces hommes qui revivent ainsi, quelques instants, le oui décisif qu'ils ont échangé le jour de leurs noces. Pourquoi ?

 

Car moi, je ne connais rien de mieux, rien de plus beau, pas d’horizon plus noble à conquérir, pas de projet plus ambitieux à avoir que celui d’aimer et, mieux encore, d’être aimé.

 

Alors ce matin, dans un rendez-vous bien sûr solennel (toutes les adjointes et adjoints ont ceint leur écharpe pour l'occasion), mais aussi teinté d'émotion, et aussi personnalisé que possible, je redessine le passé. Celui de la rencontre, du mariage, des premières années d'une vie conjugale dont on devine qu'elle fut loin d'être facile, surtout pour les mariés de 1944 et 1949.

 

Avec eux, je revisite chacune des années, les grands événements, les changements à Wattrelos, et surtout les chansons du moment, ces airs de musique qui trottent dans la tête (et dont ils se souviennent encore, c'est certain) et sont autant de petites lanternes dans les couloirs de la mémoire. Avec tous mes jeunes remariés, nous retraversons le temps et les refrains.

 

De 1944 avec Luis Mariano (« Toi ma belle au bois dormant, je sais depuis toujours que tu m'attends, dans mon cœur j'ai pour toi toutes les fleurs du printemps »), en passant par 1949 et le petit bal de Francis Lemarque (« Bleus ou bien verts / Tes yeux lumineux sont si clairs / Ils m'ont mis la tête à l'envers »), jusqu'à 1959 où le grand Jacques Brel entonne une formidable complainte d'amour (« Je ferai un domaine / où l'amour sera roi / où l'amour sera loi / où tu seras reine »).

 

A tous ces jubilaires, du fond du cœur, je dis combien aujourd'hui ils peuvent avoir la satisfaction de la réussite ! La vraie réussite. Pas celle du strass, des paillettes, de l'éphémère, pas celle de la gloire d'un soir ou d'un instant. Non, la vraie! Celle qui est la raison même d’être et de vivre ;  celle qui fait respirer et donne la force de tous les combats ; celle qui permet de surmonter toutes les difficultés ; celle qui donne au jour la couleur de l’espérance ; celle dont chaque femme, chaque homme est en quête pour reprendre le titre de la chanson de Jacques Brel, celle que ce grand Jacques appelle « l’inaccessible étoile » ; celle qui est le but ultime de la vie et qu’écrivait tout simplement, si fortement et si bien Alfred de Musset : « Vous aurez vécu si vous avez aimé ».

 

Y-a-t-il en effet objectif plus noble à l'existence ? Je n'en connais pas.

 

Pour lire mon discours, Jubilaires-2009.pdfcliquez ici.

 

 

 

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